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{"id":21299,"date":"2026-02-25T15:33:51","date_gmt":"2026-02-25T15:33:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.maiamuller.com\/?post_type=exposition&#038;p=21299"},"modified":"2026-03-12T17:38:44","modified_gmt":"2026-03-12T17:38:44","slug":"philip-grozinger","status":"publish","type":"exposition","link":"https:\/\/www.maiamuller.com\/en\/exposition\/philip-grozinger\/","title":{"rendered":"Awakening of the somnambulist"},"content":{"rendered":"\n<p>Ma\u00efa Muller est heureuse de pr\u00e9senter Awakening of the somnambulist, la premi\u00e8re exposition personnelle de Philip Gr\u00f6zinger en France.<\/p>\n\n\n\n<p>Les ann\u00e9es 1950 et 1970 ont nourri les fantasmes de progr\u00e8s les plus fous quant aux transformations de nos vies \u00e0 l\u2019approche de l\u2019an 2000. Des projections de vies sur de nouvelles plan\u00e8tes, o\u00f9 les humains circulaient \u00e0 bord de vaisseaux ultratechnologiques, avaient la capacit\u00e9 de voler, ou bien \u00e9taient dot\u00e9s de corps augment\u00e9s, puissants et libres. L\u2019ann\u00e9e 2000 est arriv\u00e9e, les transformations n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 aussi fulgurantes que pr\u00e9vu. Les peintures de Philip Gr\u00f6zinger sont \u00e0 la fois empreintes d\u2019une d\u00e9ception, d\u2019une d\u00e9sillusion li\u00e9e \u00e0 la fin des utopies, mais aussi d\u2019un espoir et d\u2019une lucidit\u00e9 par rapport au monde pr\u00e9sent. Elles figurent un monde, une soci\u00e9t\u00e9 qui n\u2019existe pas, un non-lieu, une non-culture situ\u00e9e dans une temporalit\u00e9 ind\u00e9finie. Un monde o\u00f9 chaque individu est libre de son corps, de ses choix, de ses d\u00e9placements. Un monde pens\u00e9 \u00e0 l\u2019horizontale, sans hi\u00e9rarchie, sans norme, sans cadre. L\u2019artiste explore ainsi les notions d\u2019utopie, de dystopie et de contre utopie. Influenc\u00e9 par la litt\u00e9rature des ann\u00e9es 1950 et le cin\u00e9ma SF, Philip Gr\u00f6zinger s\u2019immisce dans une temporalit\u00e9 et un espace entre-deux : entre le pass\u00e9 et le futur, entre la terre et l\u2019espace, entre la renaissance et l\u2019effondrement, entre le vivant et la machine, entre les genres, entre les esp\u00e8ces. Il croise les temporalit\u00e9s, les g\u00e9ographies, les corps, les cultures, le r\u00e9el et la fiction, pour donner lieu \u00e0 de nouvelles situations, un lieu commun o\u00f9 les humains et non-humains cohabitent et interagissent.1 Des situations absurdes et po\u00e9tiques qui installent une v\u00e9ritable r\u00e9flexion critique sur nos soci\u00e9t\u00e9s, qui participe \u00e0 la construction d\u2019une \u00ab vision, model\u00e9e de ce qui doit \u00eatre chang\u00e9 et de ce qui doit \u00eatre craint dans la topographie d\u2019un pr\u00e9sent impossible, mais bien r\u00e9el, tout cela dans le but de trouver ce qui est aujourd\u2019hui absent, mais, peut \u00eatre possible : un autre pr\u00e9sent. \u00bb 2 <\/p>\n\n\n\n<p>Les \u0153uvres attestent d\u2019un balancement permanent entre deux dimensions que l\u2019artiste traduit et manifeste avec une grande libert\u00e9 : les choix chromatiques extr\u00eamement contrast\u00e9s, la cohabitation de la lumi\u00e8re et de l\u2019obscurit\u00e9, la rapidit\u00e9 d\u2019ex\u00e9cution, le travail par couches, la vari\u00e9t\u00e9 des outils et des m\u00e9diums (pinceaux, bombes, acrylique, huile, etc.) impliquant des gestuelles et des traitements multiples. Les d\u00e9cisions plastiques de Philip Gr\u00f6zinger r\u00e9sultent d\u2019une urgence, d\u2019un exc\u00e8s et d\u2019une inqui\u00e9tude qu\u2019il transpose sur les toiles. L\u2019oscillation entre les t\u00e9n\u00e8bres et la lumi\u00e8re est permanente, comme insoluble. L\u2019artiste confie vouloir instiller de l\u2019espoir \u00e0 travers ses peintures. L\u2019espoir de voir s\u2019\u00e9panouir des soci\u00e9t\u00e9s plus libres, plus tol\u00e9rantes, plus paisibles, d\u00e9barrass\u00e9es des rapports d\u2019oppression et d\u2019exploitation entre des esp\u00e8ces pr\u00e9tendument dominantes et domin\u00e9es. Pourtant, les figures humaines et non humaines semblent englu\u00e9es dans ce qu\u2019elles ont produit, elles s\u2019hybrident aux machines et inversement les machines s\u2019anthropomorphisent. Les \u0153uvres posent la question de la mutation des corps, mais aussi de la destruction et de la reconstruction du vivant. L\u2019artiste repr\u00e9sente des \u00eatres en fuite, des voyageurs, des migrants. Des \u00eatres d\u00e9barrass\u00e9s de leurs identit\u00e9s, aux yeux exorbit\u00e9s, aux traits clownesques ou aux visages exag\u00e9r\u00e9ment souriants, se d\u00e9pla\u00e7ant \u00e0 bord d\u2019une barque ou d\u2019une fus\u00e9e. Des \u00eatres en qu\u00eate d\u2019un ailleurs, d\u2019une autre plan\u00e8te. En ce sens, Philip Gr\u00f6zinger porte un regard critique sur nos soci\u00e9t\u00e9s productivistes et consum\u00e9ristes, pr\u00f4nant l\u2019exc\u00e8s et le besoin compulsif. \u00ab La pr\u00e9occupation productionniste qui a caract\u00e9ris\u00e9 de tr\u00e8s nombreux discours et pratiques occidentales semble avoir fait de l\u2019hypertrophie quelque chose de merveilleux : le monde entier est refait \u00e0 l\u2019image de la production de marchandises. \u00bb 3 Entre la fin du monde et une volont\u00e9 de reconstruction, la monstruosit\u00e9 et le merveilleux, les peintures pr\u00e9sentent un monde ab\u00eem\u00e9, d\u00e9sorient\u00e9, impr\u00e9visible, plastique, tropant \u00e0 volont\u00e9.4<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Julie Crenn<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">1 Les termes en italiques sont emprunt\u00e9s \u00e0 la pens\u00e9e de Donna Haraway.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">2 HARAWAY, Donna. \u00ab Les promesses des monstres : politiques r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives pour d\u2019autres impropres\/inappropri\u00e9.e.s \u00bb, in DORLIN, RODRIGUEZ. Penser avec Donna Haraway, Paris : PUF, 2012, p.159-160.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">3 Ibid., p.164.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">4\u00ab La nature est \u00e9galement un tropos, un trope. C\u2019est une figure, une construction, un artefact, un mouvement, un d\u00e9placement. [\u2026] Fid\u00e8le au grec tropos, la nature se rapporte \u00e0 ce qui tourne. En \u00ab tropant \u00bb, nous orientons la nature comme nous le faisons avec la Terre, la mati\u00e8re premi\u00e8re g\u00e9otropique, physiotropique. \u00bb (HARAWAY, 2012, p.162 \u2013 163)<\/p>\n","protected":false},"featured_media":21300,"template":"","meta":{"_acf_changed":false},"tags":[6],"class_list":["post-21299","exposition","type-exposition","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","tag-passees"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.maiamuller.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/exposition\/21299","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.maiamuller.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/exposition"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.maiamuller.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/exposition"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.maiamuller.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/21300"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.maiamuller.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=21299"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.maiamuller.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=21299"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}