Ces dessins sont nés d’une plongée dans les fonds de la Conserverie, lieu d’archives, conservatoire national de l’album de famille. Ils nous invitent à déambuler dans des jardins, espaces souvent liés à la douceur et l’insouciance, lieux de l’enfance retrouvée, mais aussi lieux de transmission, de partage, de ce qui se passe de main en main entre les générations. Après La Neige en Août, chapitre 1, travail présenté à la Galerie Maïa Muller en 2025, montrant le feu et la ruine, ce chapitre 2, d’abord présenté à la Galerie Neuf à Nancy, tend à réparer. Il pose le regard sur ce qui germe sous les cendres : des jardins en devenir, ce qui rejaillit, ce qui résiste, ce qui tient dans les mémoires collectives, à travers le temps, dans ce que l’on transmet.
« De l’entretien.
Comme on entretient des plantes, des relations, des souvenirs.
Des mains.
Des mains partout dans les livres d’histoire de l’art, dans la peinture, dans la photographie.
Des mains, des mains qui prennent soin.
Des mains qui cueillent, qui offrent.
Des mains pour transmettre.
Ce qui reste, à ceux qui restent. »
Marie Cantos









